La vaccination en pharmacie s’installe

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<p>En d&eacute;cembre 2020, le Service de sant&eacute; de l&rsquo;universit&eacute; (SSU) de Poitiers comptait 
1,5 psychologue en &eacute;quivalent temps plein. Un an apr&egrave;s, le SSU dispose de 6 psychologues &agrave; temps plein. <em>&laquo; Et j&rsquo;ai toujours une liste d&rsquo;attente d&rsquo;une soixantaine d&rsquo;&eacute;tudiants</em>, soupire le D<sup>r</sup> Jean-Charles Le Tarnec, chef du SSU de Poitiers. <em>C&rsquo;est le cas partout en France, m&ecirc;me en multipliant les moyens par trois ou quatre... &raquo;</em> Si les peurs li&eacute;es au distanciel ou aux futurs stages se sont estomp&eacute;es -quoique-, la crainte d&rsquo;un <em>&laquo; avenir sombre &raquo;</em> et <em>&laquo; le retour aux cours en pr&eacute;sentiel &raquo;</em> 
g&eacute;n&egrave;rent de nouvelles angoisses.<em> &laquo; D&rsquo;autant que nous ne sommes pas encore sortis de la crise sanitaire &raquo;</em>, insiste le m&eacute;decin, pas &eacute;tonn&eacute; par les chiffres r&eacute;v&eacute;l&eacute;s dans l&rsquo;&eacute;tude r&eacute;a
lis&eacute;e par l&rsquo;Inserm et l&rsquo;universit&eacute; de Bordeaux, entre mars 2020 et janvier 2021<sup>(*)</sup>.</p> <p>Que r&eacute;v&egrave;lent-ils ? Que les &eacute;tudiants ont &eacute;t&eacute; plus affect&eacute;s que d&rsquo;autres adultes en termes de sant&eacute; mentale. 36,6% ont d&eacute;clar&eacute; souffrir de sympt&ocirc;mes d&eacute;pressifs (20,1% des non &eacute;tudiants), 27,5% de sympt&ocirc;mes d&rsquo;anxi&eacute;t&eacute; (16,9%) et 12,7% ont rapport&eacute; des pens&eacute;es suicidaires (7,9%). <em>&laquo; Nous d&eacute;montrons dans notre &eacute;tude qu&rsquo;il existe d&rsquo;importantes in&eacute;galit&eacute;s de sant&eacute; mentale entre les deux groupes et que l&rsquo;&eacute;cart s&rsquo;est encore plus creus&eacute; avec le deuxi&egrave;me confinement. La vuln&eacute;rabilit&eacute; des &eacute;tudiants n&rsquo;a probablement pas une cause unique mais l&rsquo;isolement et la solitude ont certainement beaucoup pes&eacute;. Les conditions mat&eacute;rielles et la difficult&eacute; de suivre les &eacute;tudes sont &eacute;galement des facteurs importants &raquo;</em>, 
estime M&eacute;lissa Macalli, autrice de l&rsquo;&eacute;tude.</p> <h3><strong>Vers des &eacute;tudiants m&eacute;diateurs</strong></h3> <p><em>&laquo; Il faut r&eacute;aliser que les probl&egrave;mes de sant&eacute; mentale des &eacute;tudiants ne sont pas derri&egrave;re nous mais devant et qu&rsquo;ils sont tr&egrave;s diffus &raquo;</em>, insiste le P<sup>r</sup> Christophe Tzourio, directeur du centre Inserm U1219 Bordeaux-Population Health. Pour faire en sorte que la prise en charge s&rsquo;am&eacute;liore, la R&eacute;gion Nouvelle-Aquitaine et l&rsquo;Agence r&eacute;gionale de sant&eacute; financent un nouveau dispositif de d&eacute;pistage des troubles mentaux chez les jeunes... par leurs pairs.<em> 
&laquo; Deux personnes par service de sant&eacute; universitaire sont form&eacute;s &agrave; cette approche</em>, abonde le 
D<sup>r</sup> Le Tarnec. <em>Pour employer une image facile, c&rsquo;est l&rsquo;&eacute;quivalent d&rsquo;une formation aux premiers secours (PSC, Pr&eacute;vention et secours civiques) pour les non professionnels. &raquo; 
</em></p> <p>En pratique, le SSU de Poitiers a d&eacute;j&agrave; pr&eacute;vu deux formations fin janvier et d&eacute;but f&eacute;vrier, elles dureront 14 heures. N&rsquo;importe quel &eacute;tudiant peut postuler et ainsi devenir la vigie de ses camarades. Reste &agrave; savoir si le nombre de psychologues sera suffisant pour absorber le flot des &eacute;tudiants en d&eacute;tresse. En attendant, un num&eacute;ro vert est disponible pour leur r&eacute;pondre : le 0805 23 23 36. La plateforme d&rsquo;appel est gratuite, anonyme et confidentielle 24h/24 et 7j/7.&nbsp;</p> <p><em><sup>(*)</sup>Sur une cohorte de 3 783 participants, &eacute;tudiants ou non. 
</em></p> Plus d'informations : http://www.7apoitiers.fr/article-18204/l...
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