Coronavirus : le CHU prêt à faire face

Posté le - Actualités
Le CHU de Poitiers a mis en place un dispositif complet afin de faire face à une apparition du coronavirus sur le territoire. L'établissement fait partie, avec les CHU de Limoges et Bordeaux, des établissements de santé dit de première ligne en Nouvelle-Aquitaine, habilités pour la prise en charge des cas de Covid-19. Désormais, l’analyse biologique des infections à SARS-Cov19 peut être réalisée 7 jours sur 7, ce qui permet de confirmer ou d’infirmer rapidement le diagnostic. Le dispositif va de la régulation des appels par le Samu86-Centre15 où un médecin identifie les cas suspects 24h/24, à la mobilisation à tout moment d'une équipe d'infectiologues, en passant par un circuit sécurisé permettant d'acheminer les patients sans qu'ils aient de contact avec d'autres ou encore des chambres disposant d'un traitement d'air adapté (dans les services maladies infectieuses et réanimation). Une cellule de crise, réunissant la direction du CHU et les praticiens en charge des patients, se réunit deux fois par semaine. Pour toute question, 0 800 130 000 (appel gratuit) ou le site https://www.gouvernement.fr/info-coronav...   Plus d'informations : http://www.7apoitiers.fr/depeche/8679/co...
0

0

commentaires

Le Coronavirus impacte aussi la Vienne

Posté le - Actualités
Le mystérieux Coronavirus a des répercussions très concrètes sur les relations entre la Vienne et la Chine. Sur un plan sanitaire, le CHU de Poitiers s’est organisé pour réagir en cas d’épidémie, même si aucun cas n’a encore été détecté dans le département.

Ils ne viendront finalement pas... Une quarantaine d’étudiants chinois devaient arriver ces jours-ci à Poitiers. Au programme, des visites de laboratoires, des conférences de spécialistes de différents domaines : architecture, arts, gastronomie, bref tout ce qui constitue la culture française. L’hôtel était réservé. Mais le président de l’Institut culturel et technologique du Futuroscope, organisateur de ce séjour, a préféré tout annuler « pour éviter des soucis et des incertitudes autour du Coronavirus ». Guangling Huang précise qu’« aucun étudiant invité n’était malade. Deux d’entre eux seulement venaient des environs de Wuhan, le foyer de l’infection ». Basé sur la Technopole du Futuroscope, son institut a vocation à préparer le séjour en France d’étudiants inscrits dans des universités privées chinoises (Le 7 n°463). Ce premier groupe devait donc être le premier d’une longue série... Malgré tout, Guangling Huang se veut confiant : « Le voyage est reporté à juin ou juillet. Je suis convaincu que la situation s’améliorera d’ici là. » Des lycéens inquiets L’impact du Coronavirus sur la vie des Poitevins est limité, mais il existe tout de même. Au Lycée pilote innovant international de Jaunay-Marigny, la trentaine d’élèves chinois de la section internationale s’inquiète forcément pour ses proches restés au pays. De son côté, Ling Zhong, la directrice de l’Institut Conficius à Poitiers, est rentrée de Nanchang le 22 janvier. Depuis, elle a choisi de rester à son domicile poitevin, même si elle ne présente aucun symptôme, histoire de « rassurer les autres ». Sa reprise est prévue cette semaine. Pas de quoi louper la fête tra- ditionnelle chinoise organisée à la Maison des étudiants le 12 février. Le Centre 15 aux aguets Au CHU de Poitiers, comme dans tous les grands hôpitaux de France, les équipes se tiennent prêts à réagir à l’arrivée de pa- tients atteints du Coronavirus. Les opérateurs du Centre 15(*) détectent les cas potentiels à travers un questionnaire. Une équipe d’intervention (pompiers, Samu, ambulances privées) part ensuite récupérer le ou les victimes supposées. « Le personnel est protégé et le véhicule est décontaminé par la suite, souligne le Pr Olivier Mimoz, chef des urgences du CHU de Poitiers. Nous disposons d’une chambre réservée avec un sas au niveau des urgences et de deux autres dans le service des maladies infectieuses. Le laboratoire de virologie est également mobilisé pour effectuer les prélèvements. » Six cas ont été identifiés à Paris et Bordeaux. Dans la Vienne, le nombre d’appels au 15 est resté stable depuis le début de l’épidémie. « Il ne faut pas tomber dans la psychose, tempère le Pr Mimoz. Ma préoccupation première reste la grippe à cause du trop faible taux de vaccination. » (*)En cas de doute, n’allez ni aux urgences, ni chez votre médecin pour éviter la propagation du virus. Composez le 15.

Plus d'informations : http://www.7apoitiers.fr/enquete/3401/le...
0

0

commentaires

Retraites : Nicolas Turquois dérape et s'excuse

Posté le - Actualités
"Certains parmi vous ont déclaré : "La République, c'est moi !" Eh bien moi, je vous dis : La République, c'est nous et vous n'êtes rien !" Co-rapporteur du projet de loi sur les retraites à l'Assemblée nationale, Nicolas Turquois s'est emporté contre les députés de la France insoumise mardi dans l'Hémicycle. Le député Modem s'est depuis excusé, regrettant "avoir cédé aux provocations de l'opposition, qui refuse d'examiner le texte sur le fond en multipliant les amendements".  Plus d'informations : http://www.7apoitiers.fr/depeche/8678/re...
0

0

commentaires

Quelle place pour la culture ?

Posté le - Actualités
Chaque année, les collectivités dépensent entre 8 et 10 milliards d’euros dans la culture. Mais face à la crise générale des finances locales, des événements tels que le Hors-Série d’Au Fil du Son s’en remettent au mécénat ou au sponsoring privé. Une autre façon de faire vivre les territoires.

Les coups de fil se succèdent, avec plus ou moins de succès. Depuis quelques jours, une dizaine d’étudiants en BTS Négociation digitalisation et relation client, à Saint-Jacques-de-Compostelle, épaulent l’équipe d’Au Fil du Son dans sa quête de nouveaux partenaires privés, aux alentours de Poitiers. L’organisation prépare son premier Hors-Série, qui se déroulera les 12 et 13 mars prochains, au parc des expositions. Ces dernières années, le festival civraisen s’est beaucoup appuyé sur le sponsoring et le mécénat. Plus que sur les subventions publiques. « Du jour au lendemain, un changement de politique culturelle peut tout faire basculer. On l’a vu avec les Nuits romanes (*), justifie Thibaud Chalinge, l’un des responsables de la commission partenaires. On a besoin des subventions publiques mais il ne faut pas tout miser là-dessus. C’est pourquoi, depuis la tempête de 2014, on fait davantage appel aux partenaires privés. » A Poitiers, 2e budget derrière l’éducation Pour le Hors-série poitevin, l’organisation s’appuie d’ores et déjà sur une bonne dizaine de mécènes et sponsors privés (contre une centaine pour le festival d’été). K-Space assure par exemple la diffusion de messages publicitaires sur ses vitrines, en plein cœur de Poitiers. L’entreprise a été séduite par l’événement. « On apprécie la façon dont il est mené, on est touché par toutes ces personnes qui se mobilisent », confie Emeline Charbonnier, la responsable du développement commercial. Ce n’est pas tout. « Sur le Hors-série, ils visent une clientèle différente du festival d’été -les étudiants- qui est mon cœur de cible. Il était donc intéressant d’associer leur belle image de marque à mon entreprise », explique Samuel Robert, gérant du laser game Evolution Poitiers, sponsor à hauteur de 380€. « A travers la culture, il y a aussi la possibilité de faire des rencontres. Notre intime conviction est que participer à ce genre d’opération fait grandir l’entreprise », ajoute Emeline Charbonnier. Ou l’occasion de « réseauter » dans un cadre moins formel. « On crée du lien par la culture. Les entreprises participent ainsi à la dynamique du territoire », soutient Thibaud Chaligne. C’est une réelle alternative aux politiques locales qui sont parfois fragilisées par les baisses de budget, les fermetures de lieux ou certains transferts de propriétés vers l’Etat. Poitiers fait toutefois figure d’exception, avec un budget dédié à la culture -le deuxième derrière l’éducation- qui est passé de 14,9M€ à 17,7M€, entre 2017 et 2019. Rappelons que la Ville a signé avec l’Etat en avril 2015 un Pacte culture, synonyme de maintien sur trois ans de leurs financements respectifs. A noter enfin que Traversées/Kimsooja a été possible grâce à des financements privés. L’usage futur du palais des Ducs d’Aquitaine, un de lieux phares de cet événement, est d’ailleurs un enjeu des élections municipales… (*) Ce festival a été arrêté en 2016 car jugé trop cher par le président de la Nouvelle-Aquitaine, Alain Rousset.  

Ce qu’ils proposent pour Poitiers… Alain Claeys entend « faire de l’éducation artistique et culturelle une priorité ».  Le maire sortant veut créer aux Couronneries un espace culturel et un lieu dédié à la musique. Il souhaite « améliorer la connaissance » du palais des Ducs d’Aquitaine et y imaginer de nouveaux usages culturels, tout en renouvelant Traversées. Manon Labaye (NPA) défend la « gratuité des services des médiathèques, des musées » et le développement d’espaces d’exposition, de réunion et de création. Elle envisage de « transformer l’ancien palais de justice en un musée international des luttes émancipatrices et des solidarités collectives ». Anthony Brottier se prononce lui aussi pour la création de lieux ouverts visant à « favoriser l’expression artistique ». Il veut associer les écoles aux manifestations et simplifier l’accès à la culture avec un « Pass culture » universel. Il imagine la création d’un centre culturel et de valorisation du Haut Moyen-Âge. Et veut faire du palais des Ducs d’Aquitaine le « trait d’union » entre Poitiers et le Futuroscope. Christiane Fraysse (Osons 2020) prévoit, elle, « d’ouvrir des espaces de création et de représentation pour les artistes locaux et les habitants », notamment l’ancien palais de Justice. Elle souhaite préserver le patrimoine culturel et songe notamment à la création d’une Maison du Clain. Léonore Moncond’huy (Poitiers Collectif) estime nécessaire de « poursuivre et généraliser l’éducation artistique sur le temps scolaire » et d’accompagner les acteurs artistiques et culturels. Quant au palais des Ducs d’Aquitaine, elle veut organiser des rencontres annuelles pour connaître les souhaits des habitants et imaginer avec eux les usages futurs du bâtiment. Thierry Alquier (Poitiers Autrement) envisage la création du « premier festival des arts du zen » et des espaces « zen zéro stress ». Il se prononce pour « l’annualisation du  campus » des associations (journée, ndlr) et entend, plus globalement, « créer de l’animation entre les quartiers ». Plus d'informations : http://www.7apoitiers.fr/enquete/3399/qu...
0

0

commentaires

Moins de surendettés dans la Vienne

Posté le - Actualités
Le nombre de foyers surendettés a baissé de plus de 11% l’an dernier dans la Vienne. Mais les autorités n’entendent pas baisser la garde pour autant car les situations financières des « victimes » se révèlent précaires.

A 75 ans, Françoise souffle enfin. En septembre dernier, la Poitevine est sortie d’un long tunnel de huit ans, pendant lequel elle a remboursé 330€ par mois. Quatre-vingt-seize mois, une très longue parenthèse pour cette femme acculée par les dettes. « J’étais divorcée et je n’avais pas les moyens de vivre. J’ai contracté un premier crédit, puis un deuxième pour acheter des biens... » Avec quinze crédits sur le dos à des taux d’usure et... 70 000€ de dettes, Françoise n’a eu d’autre choix que de tirer la sonnette d’alarme. « J’ai cherché de l’aide et j’ai trouvé l’association Cresus. Personne n’était au courant de ma situation. Une fois que le dossier de surendettement a été mis en place à la Banque de France, j’en ai parlé à mes enfants. » Entre culpabilité et sentiment de honte, il n’est pas toujours simple de parler de ses déboires financiers. « Notre rôle, c’est justement de rassurer les gens et de les persuader de déposer un dossier à la Banque de France pour qu’ils se sortent de cette spirale, admet Jean-Pierre Etoubleau, responsable départemental de Cresus, onze ans de présence dans la Vienne et les Deux-Sèvres. Quand vous ouvrez le journal ou que vous allumez la télé, c’est horrible le nombre de pubs pour les voitures en location avec option d’achat. Nous gérons beaucoup de situations de ce type. » Fort heureusement, les établissements bancaires « font des efforts ». « Et la prévention mise en place à la suite de la loi Lagarde commence à payer », reconnaissent Patrick Saulner, directeur de la succursale de la Banque de France dans la Vienne, et Jocelyn Snoeck, sous-préfet de Châtellerault, deux des acteurs de la Commission de surendettement départementale. Les accidents de la vie en cause En 2019, ladite commission a traité 1 023 dossiers, soit 11,6% de moins que l’année précédente, elle-même déjà à la baisse (-9,3%). Ce qui tend à prouver que le resserrement des conditions de prêt et « la conjoncture économique » allègent le fardeau. N’empêche, des couples (44%) et personnes seules (62%) -58% d’actifs quand même- restent les principales victimes du surendettement avec, en moyenne, 15 000€ de créances impayées hors immobilier, principalement auprès de banques, d’organismes de crédit, de bailleurs sociaux, de fournisseurs d’énergie... Des créanciers qui, dans 40% des cas ne perçoivent pas un centime faute de solvabilité. L’an passé, la commission a prononcé 16% d’effacements partiels, ce qui signifie qu’une majorité des surendettés (43%) ont bénéficié d’un étalement de leurs dettes sur plusieurs années. « Nous tenons compte du parcours de vie, des revenus et d’autres critères pour fixer le montant du remboursement », abonde Patrick Saulnier. Un chiffre est frappant : un tiers des ménages ont des ressources mensuelles inférieures à 1148€. En résumé, si la situation s’améliore, la vigilance reste à son plus haut niveau. « Nous traitons les dossiers au cas par cas »,  décrypte Jocelyn Snoeck. « On remarque que beaucoup d’accidents de la vie (divorce, décès, perte d’emploi...) conduisent au surendettement », conclut Patrick Saulnier. L’association Cresus Vienne reçoit sur rendez-vous les mardi, mercredi et jeudi au Centre socioculturel des Trois-Cités, à Poitiers. Contact : 06 20 34 18 83.

Plus d'informations : http://www.7apoitiers.fr/enquete/3398/mo...
0

0

commentaires